Éjaculation retardée

ou Anéjaculation

L’anéjaculation est l’impossibilité d’obtenir une émission de sperme par le méat urétral en dépit d’une érection normale et de stimuli appropriés notamment lors d’un coït intra-vaginal voir anal. Il est à noter que dans cette pathologie, le problème supplémentaire qui va se poser est celui de la procréation.

Cette dysfonction sexuelle est le plus souvent de type « secondaire » c’est à dire survenant en cours de la vie sexuelle de la personne.

Dans ce cas, ce sont souvent des hommes plus âgés avec une probabilité de facteurs d’organicités fréquents et souvent liés à des facteurs comportementaux. La plupart de ces hommes atteignent l’orgasme par masturbation ou par rituel masturbatoire notamment en se retirant.

Toutefois, l’anéjaculation dite de type « primaire » regroupe des hommes plutôt jeunes qui consultent pour une recherche de « normalité » ou dans le but d’une « procréation ». Les facteurs psychologiques et comportementaux sont prépondérants.

  • Ces hommes disent que leurs stimulations, pénienne ou mentale, sont insuffisantes et provoquent peu de sensations lors des rapports sexuels. Cependant, ils trouvent une bonne sensation lors d’une masturbation.
  • Le rôle des fantasmes est tout aussi important car la fréquence élevée de la masturbation avec une vitesse, une pression et une intensité ne miment pas les sensations pendant les rapports sexuels. Ainsi, il y a une disparité entre la réalité sexuelle avec son partenaire et leur sexualité imaginaire souvent animée par la pornographie.
  • L’éjaculation retardée est comme un trouble de l’envie ou du désir sexuel, subtil et déguisé, se faisant passer pour un problème d’éjaculation. En réalité, c’est plutôt une préférence personnelle souvent dédiée pour la masturbation avec usage de porno et de scènes irréalistes et surdimensionnées.
    • L’éjaculation retardée est comme une conséquence d’un conflit psychique d’origine psychodynamique où l’on retrouve :
    • Perte de soi suite à une perte de sperme
    • Peur des dommages causés par les organes génitaux féminins
    • Peur que l’éjaculation puisse blesser le partenaire
    • Peur d’imprégner le partenaire (souvent la femme)
    • Peur de souiller le partenaire avec du sperme
    • Hostilité envers le partenaire
    • Refus de se donner
    • Culpabilité découlant d’une éducation religieuse stricte

Sur le plan personnel :

  • Grande détresse
  • Culpabilité
  • Compulsivité probable
  • Trouble obsessionnel
  • Déni

L’impact sur le partenaire :

  • Risque de ne pas se sentir désirable (rejet)
  • Perte de l’envie ou du désir sexuel
  • Baisse d’implication ou d’intérêt
  • Conflits à répétition
  • Difficulté à la procréation
  • Douleurs vaginales…

A noter et ne pas confondre la rareté ou l’absence d’éjaculation avec :

  • Éjaculation rétrograde
  • Anéjaculation par aspermie (orgasme sec)
  • Hypospermie
  • L’orgasme sans éjaculation
  • L’anorgasmie éjaculatoire

Une anamnèse précise est indispensable pour comprendre l’origine et le maintien du manque d’un trouble de l’éjaculation.

Les thérapies et sexothérapies de type comportemental, cognitif, émotionnel et fonctionnel que nous regroupons sous l’appellation TCC.EF sont les méthodes les plus efficaces de nos jours et qui s’adaptent au mieux à la population générale atteinte de difficultés à éjaculer.

Des outils psychothérapeutiques seront vraisemblablement associés afin de réguler les croyances limitantes et rétablir les bonnes connexions.

Ces thérapies consistent à vous apprendre à réguler votre excitation sexuelle au moyen de désensibilisation puis d’apprentissage de nouvelles habiletés afin de progresser vers une satisfaction sexuelle.

Elle dépend uniquement de votre engagement, votre responsabilité, votre rigueur, votre motivation et votre temps. Ce sont les 5 éléments indispensables à la réussite pour vous débarrasser définitivement de votre trouble de l’éjaculation.

Anna (38 ans)

Cela fait 5 ans que nous sommes en couple. Mon mari n’a jamais éjaculé à l’intérieur de moi. Au début, cette situation me plaisait car la durée du rapport était source de nouveauté et de plaisir. Aujourd’hui, j’ai de plus en plus de douleurs vaginales. J’évite la sexualité et nous sommes en conflits sans cesse.

Bernard (55 ans)

Je suis un hyper actif et je vis à 100 à l’heure. Je suis libertin et j’enchaine les conquêtes féminines. Je viens de rencontrer EVA, elle a 32 ans et nous allons nous mariés. C’est la femme de ma vie mais elle ne supporte pas que je n’éjacule pas en elle. Elle dit que je ne la désire pas ce qui n’est pas vrai. C’est un véritable problème !

Gaétan (49 ans)

Je n’arrive plus à éjaculer depuis plus de deux années. C’est un blocage pour ma femme alors que je n’en souffre pas (…). Elle souhaite un troisième enfant alors que je lui avais bien dit à notre rencontre que je n’en voulais que deux ! J’éjacule en me retirant, en contractant tous mes muscles, serrant les jambes et me masturbant fortement.

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